"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." - art. 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, préambule à la Constitution de l'An I (1793)
Bienvenue sur le wiki de la déconstruction matérialisationniste et du structuralisme dialectique, méthode d'investigation de la réalité construite, de sa dynamique structurante antagoniste et de la méta-ontologie stratifiée, & de développement de l'interindividualisme équitable sur les principes de l'autonomie effective, de l'égalité des droits, de la sympathie rationnelle intéressée et de la subjectivité radicale.
Ce site a pour fonction de présenter, développer, diffuser, le relativisme universel ou relativisme critique, et le libéralisme dialectique (en fait un post-libéralisme post-marxisme|post-marxiste]], qui conserve et corrige la notion d'autonomie et en assume la critique sociale, psychologique et psychanalytique, phénoménologique et postmoderne), d'en exposer les concepts et d'investiguer la dialectique de l'existence afin de dégager, entre liberté et aliénation, les conditions d'une autonomie réelle des individu. Il a également vocation à éprouver, confronter, creuser, préciser, corriger le cas échéant, étendre autant que possible, ces concepts, développer la cohérence interne du système et en rechercher les conclusions/conséquences dans des domaines divers et notamment dans les champs politique, éthique, économique et social. Cela pourra se faire dans un esprit de coopération : ce site se veut avant tout un espace d'expression libre, avec notamment un forum sur lequel tout sujet peut être évoqué dans une liberté de ton absolue, et des espaces individuels sur lesquels la censure ne sera non plus de mise et où tout est permis, dans le respect de chacun confié à la responsabilité de l'auteur, selon les principes de l'interindividualisme équitable, de la sympathie rationnelle intéressée, et conformément aux termes de ce que devrait être tout contrat social - un engagement mutuel entre individus autonomes donc responsables et égaux en leurs droits et valeurs.
Tout un chacun peut participer aux discussions sur les forums autogérés (suite à une invasion de bots, l'envoi de messages a été restreint aux seuls membres inscrits, dans l'attente d'une meilleure solution ; tout un chacun est libre de s'inscrire ; pas de modération sauf cas extrêmes - vandalisme...). Les membres du site peuvent éditer également les articles du wiki afin de participer au développement de cette philosophie et du mouvement social auquel elle veut contribuer. Ils disposent en outre d'un espace personnel laissé à leur entière et libre gestion.
En outre, cet espace devra permettre d'œuvrer en commun à la mise en pratique dans les champs politique, éthique, esthétique, notamment, d'une action déconstructionniste fondée sur la subjectivité radicale post heideggerienne, sur les principes autogestionnaires et révolutionnaires de l'anarchisme philosophique, tel qu'il se déduit du relativisme universel et, je le démontrerai, de toute position authentiquement critique et originairement sceptique, c'est à dire de tout fondement non-théologique, non métaphysique, non absolutiste.
Parce qu'il faut bien vivre contre son temps, et construire demain sans se réfugier dans le confort intellectuel des solutions du passé, inadaptées à notre évolution contemporaine, ce lieu pourrait être l'un de ceux où développer l'action révolutionnaire dans le cadre de la guerre d'émancipation. Qu'on ne s'y trompe pas : nous sommes déjà en guerre. L'enjeu est de passer d'une position purement défensive, de résistance, à une offensive s'en prenant directement à la réalité. Pour un nouveau surréalisme assumant le dépassement situationniste de la Situation.
Sommaire |
Manifeste
Depuis la Renaissance, humanistes et libéraux mettent en avant la notion d'autonomie comme norme de l'éthique et fondement du droit. L'époque contemporaine a vu s'élever des critiques de plus en plus nombreuses et virulentes de cette notion. Faut-il pour autant l'abandonner, ou doit-on tenir compte de ces critiques pour mieux comprendre et réaliser l'autonomie individuelle et collective ?
L'Homme est par nature une volonté libre. Il est pour autant soumis à des déterminismes naturels, sociaux, psychologiques. C'est, sut reconnaitre Kant, qu'il est capable d'auto-nomie : de s'orienter lui-même parmi ses possibles déterminés. La réflexivité permet en effet au sujet de produire ses propres normes à travers lesquelles se rendant responsable de lui-même il peut réviser ses croyances et ses choix, assumer et maîtriser ses déterminismes.
0r cette faculté n'est pas sans requérir certaines conditions formelles (juridiques) et matérielles (économiques, sociologiques, psychologiques). Elle dépend de facteurs environnementaux à partir desquels le sujet non-dominé par autrui pourra se saisir de ses déterminations et agir de lui-même. Nous verrons notamment que mon autonomie n'est possible que pour autant que l'autre me laisse faire mes propres choix et agir en conséquence - que je ne suis pas sous la domination de l'autre - mais encore que je dispose d'une liberté suffisante, de suffisamment de possibilités d'action pour me laisser un tel choix - que je ne sois pas dominé par mes déterminismes - et que j'effectue un acte d'appropriation de soi par lequel je me rende capable d'auto-compréhension, que je m'approprie mes déterminités en me rendant, comme le voulait Marc-Aurèle, capable de "changer ce que je peux changer, accepter ce que je ne peux changer, et qu'il me soit octroyé la sagesse de distinguer entre les deux". Précisément, cette faculté critique, de critique appropriante de moi-même, de déconstruction de son identité qui me permette de prendre part à sa construction, doit passer par cette même altérité qui me constitue originairement en mon identité : comme je me construit par l'autre, c'est à travers la relation à l'autre en tant qu'il est lui-même autonome que je peux m'approprier. C'est à dire par la discussion avec l'autre en tant que je le reconnais comme autonome ou propriétaire de lui-même en droit et qu'en même temps je me rends attentif aux défaillances de cette autonomie, à ses faiblesses, et soutiens activement sa construction. C'est dire que l'autonomie individuelle se construit collectivement, par le rapport à l'autre en tant qu'il me permet de me critiquer moi-même, m'apportant comme le disait Deleuze cette pensée du dehors nécessaire pour remettre en question ce que je ne peux critiquer de l'intérieur, sans prendre du recul. L'autre me fournit un tel recul sur mes engagements et me permet, non de devenir comme le veut le libéral un sujet radicalement désengagé, mais d'acquérir une relative maîtrise de mes engagements, un certain recul sur mes dépendances.
Kant et Locke font de l'autonomie la norme de l'éthique et le fondement du droit, à raison car ce n'est qu'en tant que l'autre me respecte que je peux être autonome, et réciproquement l'autonomie permet la maîtrise de soi et donc la modération qui fonde la conduite éthique et la responsabilité juridique – être autonome, c'est se rendre propriétaire de soi-même, et donc responsable de ses actes devant soi-même et devant autrui ; l'autonomie comme telle est la norme du respect.
Si en effet je me rends responsable de ma liberté, reconnaissant en l'autre la condition de la propre autonomie, je me trouve engagé au respect de son autonomie propre.
Mais si l'autonomie est toujours à produire, à construire, toujours précaire et à protéger, alors ce devoir de respect comme non-domination devient un impératif positif que se prescrit l'agent se voulant autonome : devoir de sauvegarder l'autonomie de l'autre en tant qu'elle concourt à la mienne.
Si l'autonomie est précaire comme l'ont vu les socialistes, et si elle constitue comme le pense le libéral la norme de l'éthique et le fondement du droit et du politique, si l'autonomie de tous est nécessaire à l'autonomie de chacun, le devoir de respect n'en devient-il pas alors un impératif hypothétique et néanmoins universel de solidarité ? La collectivité aura alors à soutenir l'autonomie des plus fragiles.
C'est ce que doit assumer le libéral face aux critiques contemporaines de sa notion d'autonomie. C'est ce que doit assumer l'Homme s'il veut que le terme « libre-arbitre » ait encore pour lui un sens après l'entreprise gigantesque de déconstruction du sujet amorcée tant par la phénoménologie que par la psychanalyse ou encore le structuralisme et la philosophie postmoderne.
Il s'agira de mettre l'accent sur la prévention des fragilités pouvant donner lieu à des comportements hostiles plutôt que sur la répression de tels comportements qui ne sont que les symptômes d'un malaise social. Il s'agira d'inscrire comme nos priorités l'accompagnement social, l'éducation, l'accès libre à la culture, à l'information, à l'expression.
Il s'agira de transiter d'une justice punitive, qui ne s'attaquant qu'aux symptômes ne résout rien, à une justice préventive et réparatrice qui cherche à promouvoir la discussion entre les parties et vise la réparation du préjudice. Laquelle justice civile doit s'adosser à une justice sociale seule à même de prévenir les comportements délinquants et criminels.
Il s'agira d'assumer la propriété que le peuple détient sur la chose publique par la pratique de la démocratie directe et du fédéralisme constitutionnel, et la collectivisation de ce qui de droit appartient à tous : les ressources naturelles, la souveraineté juridique, politique et monétaire, sans remettre en question les libertés individuelles et la propriété que chacun détient en droit sur lui-même, son existence et donc les fruits de son activité, mais non sur les ressources naturelles, bien collectifs à l'image de la souveraineté politique et monétaire.
Il s'agira encore de dépasser l'antagonisme apparent entre individu et collectivité, dans l'interindividualisme assumant l'individu comme fondement de l'éthique et du droit et lui-même fondé socialement. Penser l'individu comme inscrit dans des appartenances communautaires qu'il s'agit de lui permettre de maîtriser au mieux de ses capacités naturelles.
Méthodologie
Ce wiki a pour vocation première d'exposer les recherches philosophiques de Loïc Hautevelle Garcin et de tous ceux qui, intéressés par ce projet, sont prêts à s'investir dans une recherche rigoureuse assumant une position originairement sceptique et subjectiviste, notamment en épistémologie, ontologie, anthropologie, métapsychologie et philosophie de l'esprit, éthique, philosophie sociale et politique, esthétique et philosophie de l'Histoire. M'appuyant sur une épistémologie critique partant du doute sceptique le plus radical, je reprends à zéro le cogito cartésien et développe une ontologie relativiste critique et une anthropologie subjectiviste, supports d'une sociologie, d'une éthique de l'intersubjectivité, du respect, de la solidarité et de l'autonomie qui doit s'appuyer sur eux pour être concrétisée, et d'une politique se tournant vers le projet d'une république équitable et libertaire (REL), soit à la fois libérale[1] (au sens politique, et non au sens économique qui en constitue une falsification théologique d'inspiration capitaliste) et collectiviste quant à la gestion des affaires publiques et des ressources naturelles, tentant de relier libéralisme et socialisme au sein d'un nouvel humanisme interindividualiste (post-humanisme, antisexiste, antiraciste, antispéciste, assumant à la fois l'autonomie individuelle comme fondement de l'éthique, du droit et du politique, et la fondation sociale de l'individu qui fait de la solidarité et de son institution non-coercitive le principe de l'éthique et du politique, et du respect le fondement du droit[2]).
>> Ce qui suit est à remettre à jour pour tenir compte des derniers développements de ces recherches. <<
épistémologie
Le point de départ de ma réflexion sera donc le doute. Doutons de tout et voyons ce qui résiste à cette épreuve. Une chose demeure certaine : nous éprouvons le sentiment de notre propre existence. Nous en déduirons l'existence du sujet, du monde et d'autrui, sans nous égarer dans la caractérisation du monde comme ensemble de choses en soi dont nous affirmons qu'elles ne seraient pas descriptibles puisque sortant du champ de l'expérience.
Il s'agira alors de partir du phénomène de l'existence (le phénomène du phénomène, cadre de tout phénomène) pour suivre avec le concept de Moi la déduction fichtéenne de l'intersubjectivité qui nous conduira à développer une éthique de l'autonomie comme norme du respect, et une politique radicalement individualiste et néanmoins socialiste.
Ma politique se divise en deux temps : tout d'abord la description d'une société conforme aux droits humains (et plus largement aux droits du vivant sensible) : société juste respectant les principes fondamentaux de justice mis au jour comme égalité des libertés et autonomie inaliénable car constitutive de tout individu, s'identifiant aux notions de responsabilité et de propriété de soi, moteur du respect comme norme de l'interindividualisme équitable ; ensuite, par comparaison empirique avec les sociétés historiques, en particulier contemporaines et post-contemporaines (société du spectacle), la confrontation de cette société à réaliser à l'état actuel du monde, la contextualisation de cet idéal dans la lutte des classes provenant d'un déséquilibre du monde intersubjectif (réseau des systèmes dynamiques de représentations), des représentations collectives et modes de pensées, et comparaison qui dévoile la nécessité de révolutionner ce monde. La notion d'aliénation comme dépossession de soi est ici centrale, décrivant la soumission des mondes subjectifs aux modes de pensée dominants (représentations de classe) imposés par la violence (psychologique, physique, économique, etc.), qui se comprend à travers le modèle de la réalité stratifiée, division du réel en strates ontologico-épisté(molog)iques (ou épistémo-ontologiques, peu importe) [3] qui constituent autant de mondes relatifs dont le sujet constitue la transcendance, l'ouverture mutuelle :
- le monde en soi, objectif, absolu, mais inconnaissable, dont l'essence est l'absence comme chaos originaire de toutes les potentialités à codéterminer. L'Absence est absence de sens en ce qu'il revient aux sujets de la signifier en la présentifiant.
- le monde subjectif, seul connaissable en soi mais incommunicable tel qu'il est, monde de représentations en mouvement se structurant en système dynamique constituant le phénomène même de l'existence comme présentification de l'absence : la subjectivité radicale comme facticité ayant à s'assumer elle-même comme projet-jeté-là , dont l'être est l'existence,la vérité comme appropriation authentique de l'inauthentique. Cela signifie que le sujet ouvrant le monde en le présentifiant (en le signifiant) s'ouvre lui-même en se représentant le monde et en y agissant. Ses représentations articulées en un système dynamique organisent des modes d'être-au-monde qui sont les modalités de son action dans le monde et de ses représentations ultérieures, qu'il a à approprier comme les siennes propres dont il se rend responsable. Le sujet est en effet lui-même être-au-monde.
- le monde conscient qui est la représentation conceptuelle que le sujet se fait de son monde subjectif, lui-même inconscient, réseau de représentations liées entre elles par des associations qui ne sont pas nécessairement logiques ;
- le monde intersubjectif, lieu du social et du politique, espace de représentations collectives et réseau de systèmes dynamiques de représentations (sujets, ou êtres-au-monde) au sein duquel l'individu est susceptible de passer de l'essence à l'existence par la réflexivité quepermet l'Autre et qui constitue son monde conscient comme appropriation de son monde subjectif, le constituant comme sujet autonome. Mais un monde intersubjectif en déséquilibre peut aussi provoquer ou renforcer l'aliénation et faire disparaitre le sujet en tant que tel ou en empêcher l'apparition en tant qu'individu autonome.
>> ajouter ici le lien vers la page "projet" lorsqu'elle aura été mise @ jour sous forme de plan détaillé.
Présentation du projet
A l'origine de ma démarche, une prise de conscience : le constat que toutes nos connaissances ou presque procèdent de nos perceptions sensorielles, et que bon nombre des normes qui régissent nos vies sont tirées de ces connaissances ou de réflexions philosophiques puisant leurs sources dans des questionnements métaphysiques. La question qui se pose alors est : peut-on raisonnablement construire des normes morales et politiques, et les imposer par quelque moyen que ce soit à autrui, sans avoir la certitude que ces normes sont fondées et universellement valides ? 0r il est un fait que nos perceptions sont subjectives, et nos représentations relatives à une sensibilité, un mode de pensée et un schème conceptuel donné, largement formés par un contexte social, culturel, historiquement et géographiquement situé. Dès-lors, il convient de tout remettre en doute si nous voulons retrouver quelque principe universel. C'est à une déconstruction de nos croyances, de toutes nos connaissances supposées, qu'il faut s'atteler comme à la tâche d'une destruction créatrice par laquelle la Vérité émergera comme authenticité. Il faudra redéfinir la notion même d'universalité comme ce qui vaudra pour l'ensemble de la communauté humaine, et non au sens d'un Absolu normatif.
De quoi pouvons-nous être certains ? De quoi peut être sur le sceptique, celui qui a tout remis en doute ?
Suivant Descartes tout en adoptant une posture plus radicalement sceptique, plus proche de celle de Hume, nous pouvons uniquement affirmer comme point de départ la chose suivante : "Je pense, donc je suis." : pour penser, me reconnaitre comme pensée autonome, il faut bien que j'existe, précisément comme cette pensée autonome. Dès-lors nous pouvons affirmer ce fait : je suis un Moi autonome ; pour moi j'existe. Si je définis comme étant un individu, une conscience libre, tout flux de pensée pouvant faire cette expérience du cogito, alors tout individu est également autonome. Ceci est le fait indépassable de l'expérience originaire du cogito. De là , de ce sentiment de moi-même, découle une éthique autonome, subjectiviste, relativiste.
Mais si la volonté pure est pure liberté, entendue alors comme pure puissance d'action, l'individu est aussi individu dans un monde, être-au-monde pris dans les déterminations du monde. Sans caractériser le monde en soi autrement que comme pure mondanéité (sansnous égarer dans des considérations spéculatives sur la nature d'hypothétiques choses en soi), posons-nous la question de ce que cela implique.
Si l'Homme est à la fois libre et déterminé, cela signifie si l'on suit Kant qu'il est autonome ou du moins qu'il possède, comme être déterminé capable de liberté, une faculté d'autonomie dont il peut - et a à - se saisir. L'autonomie constitue en effet la synthèse de la liberté et de la détermination, comme autodétermination des déterminations, loi de la liberté édictée par elle et à laquelle elle se soumet, appropriation de soi à soi. Car l'autonomie n'est pas propriété de soi d'emblée acquise mais à conquérir comme appropriation de soi. Les critiques marxiste, sociale et commuanutarienne ont en effet montré que l'Homme n'est pas un sujet désengagé, mais qu'il est d'abord pris dans des déterminités contextuelles sociales, économiques, culturelles, historiales, etc. Heidegger a toutefois montré que l'individu codéterminé (en ce sens qu'il est libre et déterminé, donc déterminé par le monde et par lui-même) peut par la réflexion de sa pensée sur elle-même s'approprier ses croyances, ses propres déterminations, s'approprier lui-même comme pouvoir-être authentique. Nous montrerons encore, à la suite d'Apel et Habermas, que l'autonomie, comme faculté pratique - guidant l'action - est communicationnelle : le sujet ne peut se construire comme individu autonome, approprier ses déterminations, que dans et par le langage, l'échange avec autrui. D'où il ressort que l'autonomie comme loi de l'éthique - ainsi que l'exprimait Kant, et parce que mon autonomie, dès-lors, présuppose l'autonomie d'autrui, l'entrée en discussion avec l'autre en tant qu'il est, lui aussi, un sujet capable d'autonomie, constitue la synthèse d'une dialectique qui nous fait passer du solipsisme post-cartsien tel que le reprend Husserl, à une dialectique intersubjective, telle que la développe Fichte : du "Je pense donc je suis" au "Je parle - ou plutôt : 'nous parlons' - donc nous sommes".
Il s'agira alors, par un cogito pratique, de mettre au jour les conditions par lesquelles les hommes peuvent ainsi, en dépassant la situation conflictuelle qui fonde le contrat libéral pour entrer dans une dialectique communicationnelle, se saisir d'eux-mêmes en vue d'un agir responsable les uns avec les autres. De là le passage d'une morale individualiste-libérale à une éthique communicationnelle de l'autonomie comme norme intersubjective universelle (non absolue, mais valant pour toute personne) de solidarité. Et, dès-lors, de dépasser la morale hédoniste de la modernité pour renouer, tout en les dépassant de manière synthétique, avec les éthiques épicurienne et stoïciennes : cultiver la raison de ses désirs, s'approprier ses désirs, plutôt que de se laisser guider et dominer par eux ; véritablement, il s'agira, par l'ouverture à l'autre, de se rendre maître de soi-même, de dépasser le statut d'animal consommateur agissant de manière compulsive pour "redevenir humains", passer de l'homo-oeconimicus à l'individu citoyen, en assumant que le processus d'individuation passe par la relation non-conflictuelle mais coopérative avec autrui, que l'autre me permet de me construire moi-même, c'est à dire que je ne puis être moi que par l'autre.
Le présent site expose la méthode analytique-synthétique (dialectique / critique) qui, partant du seul cogito, tente d'en tirer les connaissances valides que nous pouvons avoir sur le monde, et les conclusions éthiques et politiques de ces connaissances de l'Homme et du monde. Il en résulte une méta-ontologie relativiste (le relativisme universel, décomposant le monde en quatre strates autant ontologiques qu'épistémologiques, suivant la réduction de l'ontologie à l'épistémologie et de l'épistémologie à la psychologie, comme le fait Quine :
- Le monde en soi, ou monde incertain (ou encore Absence) : réel inconnaissable, puisque toutes les perceptions que nous en avons sont subjectives, mais dont nous pouvons néanmoins dire qu'il est, comme pur monde, puisqu'il est senti dans le sentiment de l'existence comme ce qui résistant à mon action la permet et la limite ;
- Le monde subjectif que possède chaque individu, monde de représentations strictement subjectives, seules connaissables par l'individu pour qui elles sont la réalité première, la plus profonde et la plus immédiate, et incommunicables, le langage conventionnel échouant à rendre compte de cette diversité des subjectivités car déjà pris dans une réduction de la réalité à un cadre intersubjectif qui catégorise, produit à partir des représentations subjectives des représentations sociales par ce processus de compression avec pertes qu'est le langage ;
- le monde conscient qui est la représentation que se donne par réflexivité le sujet de son monde subjectif qu'il peut alors partiellement s'approprie comme le sien de manière autonome ;
- Le monde relatif à une communauté donnée, ou monde intersubjectif (le monde relatif à tous étant un monde universel non absolu, qui existe pour tous mais n'est pas en soi) : système de représentations collectives, catégories conceptuelles liant et formant nos concepts ou objets subjectifs, qui ne correspondent à aucune de nos représentations subjectives mais les relient entre elles, vecteurs de représentations sur lesquelles nous nous accordons mais que nous ne partageons pas, qui ne sont pas nos réalités immédiates. Il s'agit d'une surréalité construite, factice et à assumer comme telle, conventionnelle, artificielle. En temps normal cette réalité est un consensus intersubjectif ré-publicain, accord sémantique fondant le pacte social.
Lorsqu'un individu ou un groupe d'individu impose ses propres représentations comme réalité soit-disant objective, celles-ci viennent par un processus violent d'aliénation à remplacer les représentations subjectives des individus et constituent un monde relatif déséquilibré, proprement injuste. La justice est comprise ici comme équilibre social, égalité des mondes subjectifs et intérêts particuliers : égalité des libertés reconnue par les contractants lors de l'établissement du pacte social. cette reconnaissance doit pour être effective être autonome, non contrainte, de sorte que la société constituée ne peut être que républicaine et libérale au sens propre : libertaire et équitable, anarchique au sens strict : l'ordre sans le pouvoir, auto-organisation, autogestion de la société par le peuple, pour le peuple, démocratie directeet dont les limites sont fixées par une reconnaissance radicale de la sphère privée, souveraineté de chaque individu sur sa vie (auto-nomie) et du peuple sur lui-même. Chaque individu est absolument et seul propriétaire de lui-même. Hors de cette éthique de justice, il n'y a aucune règle universelle ; toute morale construite sur des spéculations métaphysiques, y compris théologiques, ne saurait être imposée à quiconque. 0r précisément, cette éthique n'impose pas, n'est pas une éthique du devoir mais est autonome, mue par la sympathie rationnelle intéressée, notre intérêt originaire à la justice (car qui peut être autonome dans un monde en guerre ?) assurant le passage individualiste à l'éthique dans l'entrée en relation avec autrui que nous expliquons plus loin.
La règle de l'éthique est celle de l'autonomie, c'est à dire du respect : "Traite toujours autrui comme tu voudrais être traité", car que signifie que la liberté se donne à elle-même sa propre loi, sinon que le principe de toute action doit pouvoir constituer une norme universelle ? Il faut donc agir, suivant les mots de Apel, toujours « de telle sorte que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur Terre ». Ce devoir ne constitue pas un impératif catégorique ; il est hypothétique : nous devons agir avec justice en vertu de notre intérêt fondamental à la justice. Qui en effet pourrait être autonome dans un monde en guerre permanente ? 0r c'est ce qu'est un monde injuste, dans lequel chacun doit lutter contre toutautre pour sa survie. Hobbes a montré que l'état de violence généralisée était préjudiciable à tous et qu'il fallait un pacte social pour en sortir. Ce pacte doit être conforme à l'éthique de l'autonomie.Il doit assurer l'autonomie effective de tous. L'autonomie est en effet notre intérêt premier en ce qu'elle est condition de tout intérêt secondaire. Comment un individu non autonome pourrait-il en effet réaliser ses intérêts propres puisqu'il ne peut pas même les instituer par lui-même comme tels ?
Mais si l'autonomie elle est comprise comme a posteriori et fragile, comme non-domination et comme compréhension toutes deux précaires et dépendant de conditions essentielles (psychologiques, matérielles, sociales...), elle doit alors aussi se comprendre comme une dynamique fragile, une capacité qui doit être développée d'agir en vue d'elle-même chez le sujet comme chez autrui. Les conséquences éthiques et politiques sont radicales : il conviendra de substituer à l'idéal du désengagement celui de la maîtrise de ses engagements, et donc de l'attention à leurs particularismes, aux spécificités de ses relations aux autres et à soi-même : une attention quotidienne à soi et à l'autre. L'Autonomie devient « souci du particulier » : l'éthique d'Adam Smith se comprend désormais comme une injonction à abstraire son intérêt personnel le temps de comprendre les affections et désirs de l'autre, avant de la réintroduire pour agir conformément à ses déterminations bien comprises et à Autrui considéré en sa singularité. Le désengagement n'est plus absolu, et n'est plus qu'un moment durant lequel je me rends tout particulièrement attentif à l'Autre. Il est encore présent lorsque je me rends attentif à cet autre que je suis à moi-même en vue d'une auto-compréhension -toujours partielle et à reconsidérer – mais en un nouveau sens : celui d'une distanciation relative. Le désengagement devient distanciation et attention, et le respect de l'Autre reconnu en sa fragilité devient solidarité, attention à ses faiblesses et respect de ses compétences dans la relation qui nous unit. Mais comment une telle capacité d'attention et de distanciation est-elle possible ? Comment peut être produite l'auto-compréhension ? Voilà les questions qui nous mènent à présent à la psychanalyse.
En outre, il parait clair que le problème de la propriété a été mal posé : nous devons reconnaitre que tout bien qui n'appartient pas à quelqu'un est à disposition de tous, tout le monde pouvant en jouir. En ce sens, il est faux de croire que ce qui n'a pas été approprié n'appartient à personne et peut être approprié par quiconque : ce qui n'appartient pas à quelqu'un est propriété collective de tous les êtres vivants. En conséquence de quoi, si l'individu est absolument propriétaire de lui-même, il n'est propriétaire que de lui-même : les ressources naturelles appartiennent à la collectivité toute entière, et doivent être gérées collectivement.
Ainsi, si l'individu propriétaire de ses facultés est propriétaire des fruits de son activité, et si la collectivité est propriétaire des ressources démocratiquement gérées, il est clair que tout objet produit appartient à la fois à son créateur, qui peut en disposer à son gré, et à la collectivité qui peut à bon droit y prélever le remboursement des matières premières, par exemple par une taxe sur la première vente qui doit être redistribuée à l'ensemble de la communauté. Mieux : la collectivité peut à bon droit vendre au prix qui lui convient ses propres matières premières à l'industrie, laquelle doit être autogérée par les travailleurs conformément au principe d'autonomie. A charge pour la collectivité de fournir ces matières premières en quantité suffisante aux individus pour satisfaire leurs besoins fondamentaux. Cela peut se faire sans présupposer les préférences des individus, par l'octroi à chacun d'un revenu inconditionnel d'existence garanti de la naissance à la mort et cumulable avec les fruits d'une libre activité. La redistribution des richesses n'est pas spoliation mais réalisation de l'égalité matérielle des libertés, application de la forme de justice à la matière du monde assurant des libertés réelles et réellement égales pour tous.
C'est pourquoi nous défendons :
- L'autogestion politique du peuple par le peuple pour le peuple : souveraineté des conseils locaux de citoyens fédérés en démocratie directe ;
- L'autogestion économique par les conseils de travailleurs seuls propriétaires de leur activité ;
- La non-ingérance de la collectivité dans les affaires privées (liberté absolue de mœurs, de croyances, d'information, d'expression, de pratiques privées, d'altération de sa conscience...) ;
- Les droits inaliénables car constitutifs de l'individu à la vie, la liberté de conscience, d'information, d'expression, de circulation, d'action, d'échange, dans le respect de chacun, et l'effective matérialité de ces droits par l'ouverture des frontières, la libre circulation de l'information et l'accès pour tous aux technologies de communications, par une aide à l'équipement et/ou le développement d'espaces publics gratuits de mise à disposition de technologies de communication, une éducation libre, critique, gratuite, publique, assurée à chaque enfant du plus jeune âge à la fin choisie par lui de ses études, la libération des médias de l'emprise du politique et de l'économique : fin des crédits publicitaires et accès pour tous aux technologies permettant la diffusion libre sur des canaux sans censure ouverts et illimités - fin des trusts médiatiques ;
- un revenu d'existence pour tout citoyen, c'est à dire tout résident, de la naissance ou son arrivée dans la collectivité, à sa disparition de la collectivité ;
- La déréglementation immédiate absolue et le transfert de la souveraineté au peuple : restauration de la souveraineté populaire aux conseils citoyens autogérés ;
- La collectivisation des ressources naturelles et leur gestion démocratique.
Nous sommes contre toute forme d'oppression, d'autorité, de hiérarchie, au nom de l'autonomie de tout individu et de l'égalité des libertés individuelles et collectives. Le contrat social et son respect ne peuvent être que des choix autonomes, toute coercition étant vouée à l'échec par rébellion, corruption ou engendrement de réseaux criminels. En effet, confier l'harmonie des intérêts à quelque principe divin tel que la Main Invisible du grand Marché invoquée par les capitalistes est déresponsabiliser l'Homme, et rendre l'éthique inefficiente, car aucun de ces principes n'existe et ne saurait donc assurer la paix et la justice sociale. Prenant conscience de ce fait, nos États ont mis en place une police, force militaire retournée contre le peuple, ainsi que des institutions coercitives et une concentration des moyens d'expression et des voies d'accès à la culture pour assurer l'harmonie des intérêts. 0utre que cette morale contrainte ne tient que tant qu'il y a une police, entrainant la militarisation et le contrôle exponentiels de la société, l'harmonie des intérêts n'est qu'artificielle et illusoire, et consiste en réalité en leur fusion par un mécanisme d'aliénation dans les intérêts de la classe dirigeante. Nous verrons en effet que la société contemporaine, loin d'assurer l'éthique de justice, objectivise les représentations de classe de l'élite capitaliste et nie la subjectivité, la liberté et l'autonomie des individus. De sorte que le respect contraint des lois et de la morale capitaliste n'est qu'oppression forcée visant à satisfaire les intérêts des puissants. La substitution par les dirigeants capitalistes de la police à la main invisible constitue l'aveu même de l'échec du néolibéralisme, renversement du libéralisme politique, contre-révolution du pouvoir.
Le seul principe éthique est le suivant : "Tu traiteras toujours autrui comme tu penses qu'il veut lui-même être traité", ou tel qu'énoncé par timothy Leary : "Tu n'altéreras pas la conscience d'autrui ; tu n'empêcheras pas autrui d'altérer sa conscience". Ce principe est autonome, choix rationnel de tout individu non aliéné par la pseudo-réalité impérialiste, capable de saisir son propre intérêt à la justice par sa raison et son imagination, représentation autonome et affective de soi souffrant à la place d'autrui qui nous fait comprendre que permettre l'injustice est risquer d'y être exposé soi-même : je déteste la souffrance d'autrui, car je la crains. Nous verrons l'articulation de la liberté de conscience et d'une ontologie stratifiée, une méta-ontologie relativiste, dans l'élaboration d'une telle éthique minimale et d'une politique radicalement démocratique et libertaire.
Nous analyserons les mécanismes de déséquilibre actuel du monde relatif, et en tirerons les conséquences nécessaires à un rééquilibrage du monde, par un processus de déconstruction radical de l'objectivité factice.
Pour plus d'informations sur cette philosophie post ou néo transcendantaliste, relativiste, post-humaniste (libérale-socialiste : équitable et libertaire), voir l'article "dénominations et concepts clés".
Par ou commencer ?
Je vois deux méthodes pour pénétrer ma philosophie via ce site : vous pouvez procéder catégorie par catégorie, en commençant par l'épistémologie ou l'article scepticisme, qui sont la base de tout le système, et en remontant de l'ontologie à l'anthropologie puis à la politique, en "digressant" par les articles explicitant les concepts essentiels que vous rencontreriez sans bien les connaitre, les comprendre ou simplement savoir comment je les interprète dans le cadre qui m'est propre ; ou vous pouvez commencer par lire cette page et la page "dénominations et concepts clés" associée, qui présentent brièvement l'ensemble, et dériver sur les concepts évoqués au gré de votre intérêt. Vous pouvez également lire le traité linéaire, en documents pdf et 0pen0ffice qui seront prochainement mis en téléchargement libre et présentent l'ensemble de la doctrine, utilisant ce wiki comme complément pour approfondir telle ou telle notion peu développée dans le traité ou dont vous désirer anticiper ou approfondir, l'exposition. D'autres méthodes sont probablement pertinentes : à vous de procéder comme il vous parait le plus adapté à votre façon de faire et à vos envies ; le cheminement est libre.
Je suis personnellement entré en philosophie par le doute, la remise en question de ce qui m'apparaissait comme ma réalité. Vous pouvez faire ce choix et débuter votre lecture par la page scepticisme.
Mais ce wiki n'a bien entendu pas qu'un but de présentation d'une doctrine systématique et figée, pour quoi d'autres supports sont préférables : l'utilisation d'un wiki a pour but d'inviter le lecteur à participer au développement du système par une recherche collaborative. N'hésitez donc pas à compléter et/ou modifier ces pages si vous repérez des erreurs, imprécisions, etc. et à participer aux pages de discussion si vous avez des questions ou êtes en désaccord avec un ou plusieurs points présentés.
Je suis persuadé que la philosophie ne peut que gagner à passer à un modèle collaboratif : la coopération, plus que la compétition, a toujours été facteur de développement humain, tout particulièrement dans le domaine du savoir !
La seule chose qui ne peut être remise en question, est l'unique postulat de n'avoir pour seul postulat que celui-ci : à savoir qu'il faut douter de tout et n'accepter pour originairement vrai que le phénomène de l'existence. Il s'agira alors de produire la connaissance phénoménologique conventionnellement acceptable des phénomènes existentiels – existentiaux qui en sont prédiqués.
Exemple :un sociologue repère une assertion erronée concernant sa spécialité. Sur de lui, il peut :
- éditer l'article pour corriger la thèse ;
- éditer l'article pour ajouter l'antithèse ;
- ouvrir une discussion pour confronter les thèses.
Une fois le consensus trouvé, l'article pourra être édité pour présenter la nouvelle synthèse. La modification d'un article appelant celle des articles associés, qui s'y rapportent, c'est l'ensemble du système qui est ainsi amené à évoluer.
Aucune contradiction ne doit apparaître : si l'édition d'un article contredirait un autre article, l'édition ne doit pas être effectuée, ou bien sous la forme de l'ajout de la thèse alternative présentée comme telle et associée à une discussion, et non sous la forme d'une correction brute. Il faudra alors ouvrir une discussion associée à l'article entrant en contradiction avec la nouvelle thèse et qui ouvrira le débat. Les articles seront alors édités en conséquence une fois la synthèse produite.
Exemple : Un article A présente une thèse 1 qui semble fausse à un contributeur, mais sa propre thèse (2) entre en contradiction avec une démonstration déjà produite sur un autre article B. Il faudra alors ouvrir le débat sur la page de discussion associée à B.
La dialectique entre 1 et 2 pourra produire une synthèse X qui sera présentée en B (devant alors être modifié en conséquence, ainsi que les articles qui s'y rapportent). A pourra alors être édité, le cas échéant, pour intégrer les modifications apportées à la thèse initiale. Les articles s'appuyant sur A devront alors être eux-mêmes modifiés lorsque nécessaires, le plus vite possible, pour redonner sa cohérence à l'ensemble et pousser plus loin les investigations. En attendant, des bandeaux devront être apposés pour indiquer l'obsolescence de l'article et la nécessité de l'édition, et renvoyer aux articles source précédemment corrigés.
L'objectif est de parvenir à un système conséquent, cohérent, le plus général et précis possible, en faisant collaborer des chercheurs, professionnels ou amateurs, partageant une sprit critique et mettant en commun leurs savoirs dans leurs domaines respectifs.
Il faut opposer aux schèmes à déconstruire, au Dogme, une philosophie relativiste complète. C'est ce que nous nommons « relativisme universel », et ce à quoi nous travaillons dans des domaines aussi divers et néanmoins complémentaires que l'épistémologie ; l'ontologie ; l'éthique ; le politique ; la sociologie ; la métapsychologie ; l'esthétique...
Il s'agit de déconstruire efficacement les schèmes objectivistes sous-tendant l'absolutisme dans tous les domaines de la vie individuelle et collective.
Qu'est-ce que le relativisme universel ?
Relativisme universel ou relativisme critique : P0UR N0US, tout est relatif. - Tout est relatif, y compris le relativisme. Elimine la contradiction performative : je n'affirme rien d'absolu mais POUR NOUS tout est relatif. Cela signifie qu'il y a bien absolu mais que nous n'y avons pas accès. De l'absolu nait l'Homme comme existence, et l'existence est coexistence. Cela signifie que nous pouvons par le partage de nos existences établir une communauté possédant une vérité intersubjective.
Dire que tout est relatif n'a aucun sens ; si l'on veut donner une proposition sensée, il faut dire que P0UR N0US, T0UT EST RELATIF.
-> L'absence n'est pas le néant mais la seule chose en soi qu'on puisse caractériser comme telle, sans qu'il soit poissible de la qualifier plus qu'en la dépeignant comme la chose en soi du monde, ce qu'EST le monde. Du monde extra-phénoménal on ne peut dire rien d'autre puisqu'ilest à la fois la condition de la perception et ce qui se situe au delà de sa limite, au delà de la limite existentiale de la représentation, de ce qui est appréhendable. L'absence est ce à partir de quoi se présente le monde comme sa présentification, et ce faisant le monde d'objets constitués par la représentation cesse d'être absence, cesse d'être ce qu'il est pour devenir ce qui nous apparait : le phénomène. L'absence ne se donne pas autrement que comme ce qui est absente, d'une absence présente qui est substrat en sa relation avec cette autre en soi qu'est l'être-sujet de tous les phénomènes : la relation de co-ouverture ou d'ouverture réciproque de l'absence au sujet et du sujet à l'absence est l'ouverture d'un espace de présentification, d'une existence dans laquelle le sujet et l'absence se présentent l'un à l'autre et apparaissent comme phénomènes. L'absence n'est rien d'autre qu'absente en tant que telle, et codétermination avec le sujet du phénomène, de tout ce qui existe présentement mais n'est jamais présent en soi que comme partie inqualifiable de l'absence. Le terme introduit une variable dans l'équation ontologico-ontique : la chose en soi cesse de recevoir une valeur positive fixée arbitrairement par la métaphysique, et nereçoit pas plus la valeur toute aussi arbitraire de zéro que lui assigne le nihiliste ou l'idéaliste. Elle devient une variable inconnue qu'il convient de prendre en compte comme telle dans la forme logique de toute déduction sur le monde. Ainsi, toute déduction sur le monde conservera dans ses conclusions la trace de l'absence présente dans les prémisses, de la même manière que (3 + 2) (2x) peut s'exprimer : 10 + 5x. Tout énoncé sur le monde devra être de la forme : "relativement à notre existence, a=b" ((x)(a=b)) et non plus seulement: "a=b". 0n ne peut, après Heidegger, ni plus parler de choses en soi ni affirmer que tout est relatif, maisil faut dire que "P0UR N0US tout est relatif", ce que nous appelons relativisme universel : il y a une chose en soi qui nous demeure absente ; du substrat ontologique des choses présentes l'on ne peut rien dire. Toute affirmation sur le monde est affirmation sur la manière dont l'absence se présente à nous, relativement à la relation d'existence codéterminée par l'absence et le sujet percevant. Il en ressort que ce n'est pas la même chose que de dire "Relativement à moi, a=b", et "relativement à nous, a=b" car la perception subjective de ce qui est présentifié dans une existence n'est pas celle de ce qui est présentifié dans une autre. Il s'agit d'objets distincts construits à partir d'une même partie de l'absence se présentifiant différemment dans les deux cas. Pour autant, puisque d'une part, la constitution des individus humains est relativement semblable ; d'autre part la coexistence comme ouverture réciproque des subjectivités les unes aux autres codétermine par la culture et la vie en commun chaque existence qui n'est jamais séparée - puisqu'elle est relation au monde et à l'autre - : il est possible de se représenter un monde commun peuplé d'objets reconnus par tous. Une constitution ontologique et une culture commune fournissent une proximité suffisante pour le partage : pour que des représentations subjectives, non communicables en tant que telles, soient néanmoins reconnues mutuellement comme ressemblantes et permettent la construction d'une représentation intersubjective, d'un objet conventionnel, qui les lient et s'insère dans un monde commun. Mais ces objets et ce monde conventionnels ne s'identifient pas aux mondes subjectifs : l'existence de chacun demeure différente de celle de tout autre, avec laquelle elle peut alors entrer en relation de codétermination, d'ouverture réciproque ou coexistence dans laquelle se partagent des représentations conventionnelles à partir de perceptions ressemblantes et d'une culture commune, représentations intersubjectives liant les unes aux autres les représentations subjectives reconnues comme correspondantes pour permettre la communication entre des individus différents vivant à la fois chacun dans leur monde mais aussi ensemble dans le monde commun, sur l'absence avec laquelle ils sont tous en relation singulière mais ressemblante à celle de leurs semblables.
--Utilisateur:LHG ~ {Emz0} ~ Rêve Général ! 5 juin 2009 à 06:45 (UTC)
Aide:Accueil : quelques conseils d'utilisation, conventions de rédaction et outils pour débuter et se familiariser avec mediawiki.
Notes et références
- ↑ 1. Le terme "libéral" est à prendre au sens du libéralisme politique classique, et non au sens d'un néo-"libéralisme" économique dont j'affirme qu'il n'est qu'un anti-libéralisme capitaliste, autoritaire et hiérarchique, religieux, résurgence du système sacrificiel à l'opposé de l'affirmation de l'autonomie individuelle et de l'égalité des droits qui est celle du libéralisme authentique. Je considère en outre que les postulats du libéralisme politique sont à réactualiser à partir des critiques contemporaines de l'éthique kantienne. Consulter à ce sujet l'article libéralisme. Le communisme libéral que je défends ici est donc un libéralisme social au sens d'un communisme libertaire, selon l'acceptation originelle des termes "libéralisme" et "socialisme", et non un prétendu "social-libéralisme" capitaliste qui, ayant dévié de son orientation première, a pactisé avec le capitalisme pour n'être plus ni libéral ni socialiste. Notre communisme libéral est radicalement anticapitaliste, antinationaliste et antiléniniste.
- ↑ 2. L'on ne saurait contraindre à l'autonomie et à la solidarité, mais l'on peut contraindre au respect, c'est à dire contraindre l'individu à ne pas violer directement l'autonomie d'autrui. L'institution de la solidarité doit elle reposer sur l'éthique, la pratique de la solidarité être volontaire donc non-coercitive, non-contrainte : entreprise individuelle (éthique) et collective (politique, institutionnalisée) de solidarité. L'institution de la solidarité reposera alors sur la mise en commun des ressources naturelles, de la souveraineté politique et de la souveraineté monétaire visant la justice sociale, le soutien aux plus démunis afin qu'ils puissent développer sur ses conditions mises à leur disposition leur autonomie propre. Ceci sans qu'il soit permis à la collectivité de violer l'autonomie individuelle, c'est à dire la souveraineté que détient de droit chaque individu sur sa vie propre, son existence, son activité et les fruits de son activité, mais non sur les ressources naturelles, propriété collective.
- ↑ 2. Mais certes pas épistémo-ontique : il s'agit à la suite de Quine de renvoyer l'ontologie à un champ de l'épistémologie et l'épistémologie à un champ de la psychologie, poursuivant le cheminement heideggerien et plus généralement post-kantien, critique, qui sépare radicalement l'ontique (le monde de l'étant, de l'existant : les phénomènes ou objets intramondains - tels qu'ils nous apparaissent - -> présentification de l'absence) de l'ontologique (le domaine de l'être dont l'existence, l'Homme, présentifie l'absence comme telle, comme facticité à assumer) et renvoie la métaphysique au champ de nos croyances à déconstruire. Voir articles réalité, réel, métontologie, méta-ontologie, métaphysique, stratification, épistémologie, criticisme, Heidegger...
"La liberté est ce que nous faisons de ce que l'on a fait de nous." - Sartre... sur les traces de Heidegger




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